Eduscol : page de présentation des TRAAM

Eduscol : TRAAM en arts plastiques depuis 2007

 


Livret de toutes les actions en 2016-2017

Thème transversal : projets autour de la mise en activité des élèves avec le numérique > PICASSO devant les écrans ! (page 13/53)

" Utilisation du numérique pour faire développer une culture artistique à l’élève au travers d’un projet qu’il mènera (recherche documentaire, affinement de sa sensibilité artistique, regard critique sur les œuvres). Il s’agira de prendre en compte la diversité des usages actuels du numérique et de la culture populaire, pour ancrer les élèves dans le champ culturel des arts plastiques à l’instar de Picasso qui, connaissant ses maîtres sur le bout des pinceaux, continue à inventer sa pratique en passant par « la lucarne magique » à la fin des années 60 ".

 

Lien avec une exposition du Cabinet d’arts graphiques de Genève qui démontre que Picasso s’est inspiré de la TV (sources : https://www.lecourrier.ch/115436/quoi_picasso_regardait_la_tele)


Quoi ? Picasso regardait la télé ?

Le petit écran a-t-il inspiré le grand Pablo ? C’est l’hypothèse avancée par «Picasso devant la télé», à voir au Cabinet d’arts graphi­ques de Genève. Autour d’un corpus de gravures de 1968, la proposition de la commissaire Laurence Madeline, responsable du pôle «beaux-arts» au Musée d’art et d’histoire, explore les liens possibles entre l’artiste et la télévision.
«On sait qu’il la regardait, d’autant plus qu’il sortait peu», raconte Laurence Madeline. C’est aussi ce qu’affirmait Brassaï en 1962 : «Maintenant [Picasso] se passionne pour la télévision.» Eurovision, cirque, grands films ou catch : ses goûts sont éclectiques. «Ce média ne lui suggère pas forcément de nouvelles thématiques, mais lui sert de réactivateur de tout ce qu’il a aimé quand il était jeune», estime la Française, ex-conservatrice au Musée d’Orsay et commissaire de plusieurs expositions sur Picasso. Elle est convaincue que la TV, avec sa neige ou sa luminescence en noir et blanc, aurait également influencé son style, parfois.
Le point de départ de la proposition genevoise est un livre-essai écrit par Laurence Madeline. Edité par les Presses du réel, l’ouvrage s’est déjà transformé en exposition dans les espaces white cube du Consortium de Dijon. Là-bas comme à Genève, l’argument tourne autour de la série de 347 gravures réalisées par Pablo Picasso entre mars et octobre 1968, cinq ans avant sa mort : la Suite 347, avec ses techniques et formats divers. L’artiste travaillait vite et transmettait dans la foulée ses planches à deux graveurs, qui partaient les imprimer. Le lendemain matin déjà, il pouvait voir les résultats.
Dans les nobles salles du Cabinet d’arts graphiques, l’exposition s’ouvre sur une télévision d’époque, qui montre les images du mariage de la princesse Margaret en 1960 – on sait que Picasso les a vues et qu’il avait un faible pour la cadette d’Elisabeth II. Pas loin, six écrans cathodiques résument les contenus télévisés des années 1960, avec un extrait d’interview de Picasso où il affirme son attirance pour le petit écran. On passe ensuite aux grands thèmes, comme le catch ou le cirque, dans lesquels l’artiste repère très vite les potentiels érotiques. Par exemple lorsqu’il grave une acrobate nue avec la tête entre les jambes – l’image est reprise pour l’affiche de l’exposition. Quant au catcheur, une très belle œuvre le représente face à face avec l’artiste.

« C'EST ZORRO ! »
La salle suivante rappelle que «Picasso, dans ces années, a réaffirmé la primauté de l’histoire, dotée d’une narration ; ceci à l’épo­que de l’art minimal ou conceptuel et du land art», observe Laurence Madeline. Au mur, elle pointe du doigt ce qu’elle définit comme un «grand paysage espagnol» : «C’est l’une des piè­ces les plus belles de l’exposition. Elle résume toute l’œuvre de Picasso, avec un Arlequin, un homme allongé, une Célestine, une charrette et des seigneurs. Or quelques jours avant qu’il ne la grave, la télévision diffusait Les Anges extermi­nés, qui montre une bande de comédiens dé­ambulant à travers l’Espagne.»
Plus loin, c’est Arletty version Enfants du Paradis qu’on pense distinguer. Quant aux images de péplum, elles ont créé un doute dans l’esprit de la commissaire (ce dernier terme semble spécialement approprié ici) : Picasso s’est-il inspiré de Spartacus ou... d’Interville ? «J’ai visionné toutes les émissions d’époque, mais je n’arrive pas à trancher.» Pas de doute par contre devant la figure d’un chevalier à ca­pe : «C’est complètement évident qu’il évo­que Zorro, là ! » Enfin, le dernier espace s’intéresse à l’actualité, en particulier Mai 68. «L’événement renvoyait Picasso à sa jeunesse à Bar­celone, ce fief anarchiste et communiste». Ainsi, alors que Paris s’embrase, l’artiste préfère représenter la capitale catalane, tout en s’y incluant en personne âgée.
A défaut d’être complètement nouvelle, la thèse de l’expo est-elle convaincante ? Elle sem­ble en tout cas plausible et propose un angle intéressant à l’heure de se (re)pencher sur une partie de la Suite 347, ici tirée des collections du Cabinet mais aussi de la Bibliothèque nationale française ou d’une collection privée parisienne. Le tout rappelle par ailleurs que Picasso s’est non seulement intéressé aux grands maîtres mais aussi aux arts populaires : celui des affi­ches, de la BD ou du cirque. Un type normal, quoi.

www.ville-ge.ch/mah et http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mah/expositions-evenements/expositions/picasso-devant-la-tele/

Pistes et réflexions pédagogiques avant de démarrer

Voir document en pdf (également en pièces jointes)

- gamification ou lufidication : utiliser le jeu en pédagogie

- art protocolaire > protocoles créatifs à destination des élèves

 

Quelles sont les images que nos élèves croisent au quotidien ?

Réalisation de deux murs avec les élèves de 3° :

Consigne donnée aux élèves : déposez sur le Padlet ou apportez une image de votre quotidien (impression papier ou découpage).

- mur virtuel sur Padlet

Fait avec Padlet
Lien direct : https://padlet.com/cbourdenet/apl_images_quotidien

 

- mur réel, sur un mur de la galerie Madib'art (salle mitoyenne avec la salle d'arts plastiques)

Explications et comptes-rendus des travaux

- Expériences et constats


- Protocoles proposés aux élèves


- Dossier avec les travaux par type de protocole :

 


- Padlet pour que les élèves déposent leurs travaux numériques :

Fait avec Padlet

 

>>>> Tutoriel à destination des enseignants pour utiliser un Padlet avec un QR-Code

 


- Réalisations avec l'application Genial.ly :

Commentaires de quelques travaux réalisés dans le cadre de ce projet

- protocole 1 : travail sur le hors-champ

- protocole 2 : travail sur le statut des images artistiques et non artistiques

- protocole 3 : mise en oeuvre d'un travail collaboratif

- protocole 4 : mise en oeuvre d'un travail collaboratif et rappel du droit à l'image

- protocole 5 : travail sur la distance focale

- protocole 6 : travail sur le cadrage

- narration visuelle avec l'application Genial.ly

 

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