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Bloc-note : cahier numérique de suivi pour la classe

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Programmes officiels : http://media.education.gouv.fr/file/special_4/75/7/arts_143757.pdf

 


 

Durée : 3 h 00 / semaine

Evaluation par compétences et par notation.

Compétences techniques et artistiques


- concevoir, projeter, réaliser en deux dimensions et en volume
- choisir ses propres moyens d'expression en fonction d'un projet
- comprendre, dans la pratique, le rôle joué par les divers constituants plastiques et matériels (medium, geste, outils) et savoir les utiliser
- prendre en compte des éléments susceptibles de transformer sa démarche
- argumenter sa démarche à l’oral et à l’écrit.

Compétences culturelles

- analyser une oeuvre à deux ou trois dimensions en faisant apparaître ses caractéristiques plastiques, sémantiques et artistiques
- utiliser un vocabulaire descriptif précis et approprié
- situer une oeuvre dans son cadre historique et faire apparaître quelques caractéristiques du ou des systèmes figuratifs dont elle témoigne.

Compétences comportementales

- travailler dans une relative autonomie, conduire un travail personnel et assumer sa présentation au regard des autres
- témoigner d'un comportement attentif et ouvert aux démarches artistiques dans leur diversité
- participer à une analyse collective de façon ouverte et argumentative en demeurant attentif à la parole des autres.

 

Le programme de seconde s’organise autour d’un unique questionnement portant sur les relations qu’entretiennent « la forme » et « l’idée ».

Ses enjeux seront traités à l’intérieur de deux champs d’étude principaux : le dessin et la matérialité.


La forme


Le mot est fréquemment employé en esthétique et chacune de ses acceptions correspond à un concept fondamental qu’il importera de distinguer. A ce niveau, et en ne négligeant aucune de ces différentes significations, supports possibles d’investigations plus approfondies, il s’agira de considérer prioritairement son acception concrète, celle désignant la figure constituée dans l’espace par les contours d’un objet matériel, figuratif ou non, ou encore celle désignant l’aspect général extérieur.

L’idée

Le terme est tout d’abord à comprendre dans son usage courant. Cela va d’un sens très large relatif à toutes sortes de représentations mentales, y compris les images, à la pensée d’une solution possible à un problème théorique ou pratique. C’est la trouvaille, l’invention, le projet, l’hypothèse explicative (la prise en compte de l’usage qui en est fait en philosophie et plus particulièrement en esthétique sera mieux adaptée aux classes du cycle terminal).

Le dessin


Originellement, dessiner signifiait aussi bien former le projet que tracer les contours. Dans le contexte actuel des technologies numériques et des pratiques du dessin, l’élève est amené à expérimenter et maîtriser une grande variété de pratiques graphiques. Elles doivent lui permettre d’appréhender les rapports qu’entretiennent l’idée, l’émergence de la forme et la pratique du dessin. La dynamique ainsi créée favorise la construction d’un objet artistique. L’élève est conduit à concevoir son dessin comme support de sa pensée, comme moyen de la capter. Il peut ainsi s’affirmer dans une forme d’écriture visant aussi bien l’observation d’une réalité que l’expression d’une intériorité.

En classe de seconde, le dessin doit être confirmé comme une pratique plastique fondamentale et à part entière, qui n’est pas réductible à un simple savoir-faire. La réflexion sur les pratiques du dessin doit permettre à l’élève d’appréhender quelques-uns des enjeux actuels de la création plastique.
L’accès au dessin par les points d’entrée suivants en facilitera une approche ouverte, prenant appui sur des pratiques et références précises et toujours diversifiées.


- La forme et l’idée : qu’il s’agisse de l’esquisse, du croquis, de l’étude, de l’ébauche, de l’épure ou encore du schéma, le dessin est ici mis au service du projet, du dessein (disegno). Il s’agit donc d’expérimenter le processus qui va de l’idée à la réalisation et d’approcher les modalités par lesquelles la pensée prend forme. La diversité des exemples mise en relation avec la pratique des élèves permettra d’éclairer ce qui lie un projet aux moyens de sa représentation.

- L’observation et la ressemblance : toute tentative d’ « imitation » ou de représentation du réel produit inévitablement un écart dont la valeur expressive dépend notamment des moyens techniques employés. Les situations d’apprentissage et les exemples abordés montreront que le dessin d’observation ne s’affranchit pas de la question du point de vue et que les codes de représentation renouvelés tout au long de l’histoire
redéfinissent sans cesse l’idée et le pouvoir évocateur du dessin.

- Le dessin de l’espace et l’espace du dessin : dans toutes les civilisations, la relation qu’entretient l’homme avec le monde s’illustre par la manière dont il conçoit et représente l’espace. Qu’elle ait une origine cosmogonique, symbolique, poétique, ou qu’elle semble découler d’une approche rationnelle du réel et des phénomènes optiques, la représentation de l’espace repose nécessairement sur un système qui produit des équivalents plastiques. On observera que le dessin génère également son propre espace, son propre système, qu’il migre d’un support à l’autre, révèle ce support ou parvient à s’en dégager.

- L’artiste dessinant et les « machines à dessiner » : la pratique du dessin met en jeu des notions indissociables de tout processus de création dans le champ des arts plastiques. L’implication du corps du dessinateur est déterminée par l’intention mais aussi par l’outil, le support et l’espace. A travers la pluralité des outils et des techniques associés au dessin, on abordera ici la question de l’écriture, de la gestualité, mais aussi de l’implication du corps ou de sa mise à distance dans la production. Le traitement de cette question conduira également à prendre en considération l’extension du domaine du dessin à des technologies et des supports qui amènent à s’interroger sur le statut de l’artiste, des savoir-faire et de l’oeuvre.

La matérialité


Dans ce contexte, la matérialité est à comprendre comme ce qui caractérise la réalité matérielle des objets produits à des fins artistiques. Toute production plastique a partie liée avec la matière et le matériau qui en déterminent les aspects formels et les caractéristiques physiques. La variété des matériaux et l’évolution des conceptions relatives à la matière permettent à la fois la création d’oeuvres « matérielles » et « immatérielles ». Les productions artistiques sont toujours symptomatiques de l’évolution des matériaux et des techniques et contingentes à cette évolution. Dans son rapport à la matière et aux matériaux, l’élève est conduit à collecter et expérimenter pour constituer son propre univers.

La matérialité est à considérer dans le rapport qui s’établit entre la réalité, les qualités intrinsèques et matérielles de l’oeuvre, et les propriétés physiques des matériaux. L’approche de la question de la matérialité est ouverte, comme pour celle du dessin. Elle prend appui sur des pratiques et des références précises et diversifiées, selon les points d’entrée suivants.

- De la matière première à la matérialité de l’oeuvre : l’observation de la réalité concrète conduit les élèves à percevoir le rôle de la matérialité dans les effets sensibles que produit l’oeuvre. Par l’expérience, il comprend que l’oeuvre est une conséquence de la transformation de la matière et que les pratiques artistiques mettent en jeu des lieux, des outils, des gestes, des attitudes qui aboutissent à une forme qui fait sens. A travers le traitement de cette question, on s’attachera plus particulièrement à mettre en évidence la très grande diversité des matières (minérale, organique, sonore, naturelle, artificielle, « noble », « triviale », etc.), de leurs origines et des processus de transformation (modelage, collage, assemblage, stratification, empilement, etc.) qui mènent à l’oeuvre.

- Les propriétés physiques de la matière et la technique : les propriétés physiques de la matière apparaissent comme une contrainte qui conditionne toute pratique artistique. Le choix des outils et des techniques répond à ces contraintes et permet de tirer parti des qualités physiques des matériaux, des médiums et des supports. Á travers les situations d’apprentissage, on observera également qu’une intention, un dessein (celui par exemple de saisir et traduire la profondeur d’un paysage par le traitement de la couleur) peuvent conduire à l’invention ou au perfectionnement d’une technique qui s’applique tant à la préparation du support qu’à l’exploitation d’un médium. La technique révèle les qualités de la matière (opacité, transparence, rigidité, porosité, malléabilité, etc.) par sa mise en oeuvre au service d’une intention.

- L’expérience de la matérialité : cet axe de travail permet d’explorer et d’expérimenter la manière dont la matérialité de l’oeuvre se déploie dans l’espace. Il rend également possible un questionnement sur la nature et les effets des interactions entre une production artistique et son environnement (physique, géographique, politique, social, humain, etc.). L’expérience de la matérialité d’une oeuvre relève autant du sensible que de l’intelligible. Elle s’ancre également dans les représentations que chacun a du matériau et de ses significations (symboliques, poétiques, technologiques, politiques, etc.). L’expérience de la matérialité, c’est aussi, plus prosaïquement, le moment d’un face à face avec l’oeuvre qui conduit à prendre en considération des notions d’échelle, de mesure, de volume, de temps d’apparition, de temps d’exposition, d’immersion, de mise à distance, etc.

 

Culture artistique et histoire des arts

La culture et la pratique ne sont pas à dissocier ni à considérer successivement. Elles sont constamment articulées. Il s’agit d’offrir des sources dans lesquelles puiser et de transmettre des connaissances qui vont nourrir l’imaginaire de
l’élève. Il s’agit aussi de lui faire connaître des oeuvres du passé, ressentir des affinités, emprunter et revisiter des données formelles, techniques, symboliques et sémantiques.
L’histoire des arts offre à cet égard des possibilités d’études transversales. Étudier les références historiques dans les oeuvres ou les récits d’artistes est un exercice fécond. Au-delà de l’émotion et de l’inspiration suscitées par les oeuvres, l’élève doit être capable de défendre un point de vue critique. Ainsi doivent s’aiguiser son sens de l’observation et son désir de connaître et de comprendre ce qui lui est étranger ou inhabituel. Il développera aussi son sens de l’expérimentation et de la découverte.
Il revient au professeur, dans le déroulement de son enseignement et en fonction des questions abordées dans la pratique, de faire appel à des exemples significatifs et variés, dans un champ historique très large, empruntés à la peinture, à la sculpture, à l'architecture, à la photographie, mais aussi aux productions, notamment contemporaines, qui se sont affranchies de ces classifications.

En classe de seconde, il convient de mettre en place une méthode d’analyse d’oeuvre. L’élève doit apprendre à décrire l’oeuvre étudiée avec un vocabulaire approprié et spécifique, Il doit organiser sa réflexion autour d’axes d’études qui sont autant de notions plastiques fondamentales (sujet, couleur, composition, spatialité, etc.) et s’interroger sur le traitement de ces notions pour en faire apparaitre le sens. Il doit enfin pouvoir progressivement situer cette oeuvre en relation avec d’autres oeuvres ou mouvements qu’il connaît.

 


Découpage de l'année

Période 1 : 7 semaines

La forme et l’idée

  • Voir séquence 1
  • Voir séquence 3

De la matière première à la matérialité de l’oeuvre

  • Voir la séquence 2

 

Période 2 : 7 semaines

L’observation et la ressemblance

De la matière première à la matérialité de l’oeuvre

 

Période 3 : 7 semaines

Le dessin de l’espace et l’espace du dessin

Les propriétés physiques de la matière et la technique

 

Période 4 : 6 semaines

L’artiste dessinant et les « machines à dessiner »

L’expérience de la matérialité

 

Période 5 : 9 semaines

L’artiste dessinant et les « machines à dessiner »

L’expérience de la matérialité

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