Glossary

Architecture

Ce terme désigne l’art de construire les édifices.

« L’architecture est celui des Beaux-Arts dont les œuvres, conçues et exécutées dans l’espace à trois dimensions, sont des édifices ayant une destination fonctionnelle précise, en rapport avec les grandes activités matérielles, sociales ou spirituelles de la vie humaine (temples, habitations, palais, etc)». Étienne Souriau (1892-1979), Vocabulaire d’esthétique, Paris, Presses Universitaires de France, 1990, Quadrige, p. 160.

Voir l'affiche sur ce domaine artistique (en téléchargement)

Art Brut

Les œuvres d’Art Brut sont réalisées par des créateurs autodidactes, des marginaux qui créent sans se préoccuper ni de la critique du public ni du regard d’autrui. Sans besoin de reconnaissance ni d’approbation, ils conçoivent un univers à leur propre usage. Leurs travaux, réalisés à l’aide de moyens et de matériaux généralement inédits, sont indemnes d’influences issues de la tradition artistique et mettent en application des modes de figuration singuliers.

C’est au peintre français Jean Dubuffet que l’on doit le concept d’Art Brut. Il constitue dès 1945 une collection d’objets créés par des pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques, des détenus, des originaux, des solitaires ou des réprouvés. Il perçoit dans cette création marginale une « opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions ». La notion d’Art Brut repose ainsi sur des caractéristiques sociales et des particularités esthétiques.

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Artisanat d'art

ou métiers d'art.

Trait d’union entre le passé et le futur, l’esprit et la main, l’esthétique et la fonction, les métiers d’art fondent un des socles essentiels de notre patrimoine culturel.
Ils puisent dans leur histoire une inspiration qui les nourrit, tout en épousant les courants esthétiques de leur époque. Ils protègent notre patrimoine, intervenant dans les champs de la restauration-conservation, et le renouvellent par la magie de la création.

 

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Attribut

L'attribut sert à caractériser un personnage et permet de l’identifier, qu'il soit sacré ou profane.

L'attribut peut être un objet (bouclier, glaive, arc...), une particularité vestimentaire (bonnet phrygien, masque, ceinture...), un animal (taureau, bélier, cygne, chouette...), un élément du paysage (pont, rivière, arc-en-ciel...), un élément végétal (rose, laurier, épi de blé...), ...

 

Bandeau

En bande dessinée, ensemble des cases disposées sur une même ligne (aussi : bande ou "strip" en anglais). Voir l'affiche sur le vocabulaire de la Bande-dessinée sur ce site

En architecture, les fenêtres en bandeau sont horizontales. C'est Le Corbusier qui a énoncé cette caractéristique dans ses 5 points de l'architecture moderne.

Baroque

Mouvement artistique apparu à la fin du XVIème siècle à Rome, l’art baroque se diffuse au XVIIème siècle en Italie, en Espagne et en Europe Centrale. Le terme vient du portugais barroco qui signifie ‘perle de forme irrégulière’.

Il se caractérise par des formes exubérantes, des déformations ou des étirements au sein des représentations humaines, des couleurs flamboyantes, des lignes au tracé complexe, la surcharge des motifs, des perspectives en trompe-l’œil, la traduction du mouvement. L’art baroque veut frapper l’imagination du spectateur par une mise en scène des émotions.

Bestiaire

Ensemble de figurations animalières servant une pensée poétique ou symbolique.

« Tout art animalier ne constitue pas un bestiaire. Il faut entendre par bestiaire, un ensemble plus ou moins systématique " Étienne Souriau, Vocabulaire d’esthétique, Paris, Presses Universitaires de France, 1990, (Quadrige), p. 243.

Cadavre exquis

En 1925, des surréalistes écrivent chacun à leur tour sur une feuille mais avant de passer la feuille à son voisin, chacun cache soigneusement la totalité ou une partie de ce qu’il vient d’écrire. La première phrase ainsi obtenue aurait été « Le cadavre exquis boira le vin nouveau ». Ce jeu littéraire, prit dès lors le nom de cadavre exquis, et sera adapté ou transposé à la pratique du dessin.

Le Dictionnaire abrégé du surréalisme donne du cadavre exquis la définition suivante : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »

Le shiritori est sa variante japonaise.

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Cadrage

Cadrer c’est penser le champ et le hors-champ.

Employé dans le champ du cinéma et de la photographie, le cadrage peut être employé dans le champ de l'image en général. Il désigne les choix qui déterminent ce qui sera montré ou caché. Ces choix se manifestent dans le rapport qu’entretiennent les éléments de l’image et le format de celle-ci. Tout ce qui est visible appartient au champ ou est dans le champ ; alors que tout ce qui n’est pas dans l’image appartient au hors-champ ou est hors-champ

La composition, l'échelle des plans, le point de vue sont liés au choix du cadrage.

Voir aussi le cadrage oblique

Camera oscura

Voir à chambre noire

 

Cartel

Vient de l'italien "cartello" affiche

Etiquette placée, dans les lieux d'exposition, au-dessous ou à côté des œuvres pour permettre aux visiteurs d'identifier l’œuvre.

En général sont indiqués le prénom et le nom de l’artiste, la date et le lieu de sa naissance, la date et le lieu de sa mort, le titre de l’œuvre, la date à laquelle cette œuvre a été réalisée, la technique employée (huile sur toile, pastel ou crayon sur papier, aquarelle sur papier, etc.), les dimensions de l’œuvre (hauteur x largeur x profondeur) et la provenance (prêt, legs, dons, achat...). Sous les reproductions, dans les livres ou sur les cartes postales par exemple, il sera rajouté le lieu où est conservée cette œuvre : collection particulière, musée, ..., ville.

Caséine

Substance constituée de protéines provenant du lait, utilisée comme liant en peinture.


 

Cerne

Contour fortement marqué, visuellement mis en valeur, par un tracé noir. Cette mise en avant du contour constitue une affirmation de la planéité de la représentation.

Il s’oppose à l’héritage dominant de l’art occidental, classique, constitué essentiellement de la formulation du modelé.

Voir aussi à ligne claire, cerne en bande-dessinée.

Voir aussi cerne des vitraux (sertissage au plomb)

Chromatique

Relatif à la couleur

Voir à

 


 

Clair-obscur

Réalisation plastique dont le caractère principal est dû à un contraste entre le clair et le foncé.

Dans le cas le plus radical, il s’agit d’une composition construite essentiellement à partir d’une gamme, c’est-à-dire à partir des différents tons d’une même couleur. Ce terme désigne l’effet obtenu en combinant les tons clairs et les tons foncés, les effets d’ombre et de lumière, les zones claires et les zones foncées, de façon à les faire valoir les unes par les autres. Ce contraste, en figurant les ombres et les lumières, a souvent été utilisé par les peintres pour suggérer l’espace.

 

Cobra

Groupe d’artistes, peintres, poètes ou architectes, fondé en 1948 et actif jusqu’en 1951.

Ce nom est construit à partir des villes d’origines de ses fondateurs : COpenhague, BRuxelles, Amsterdam. Les artistes membres de ce mouvement défendent une créativité spontanée, simple, vivante, libérée de tous les systèmes ou de tous les formalismes admis. Ils travaillent de manière instinctive et naturelle ; Ils recherchent, selon leurs termes, des formes "sauvages". Lorsqu’ils utilisent la peinture, ils la travaillent en épaisseur au couteau ou par accumulation sur des supports très variés et privilégient les couleurs vives et saturées. L’esthétique du groupe, commune à chacun de ses membres, pourrait se résumer par cette phrase de Corneille : « pas de bon tableau sans gros plaisir ». Parmi les membres de Cobra, nous pouvons citer aussi Asger Jorn, Karel Appel et Corneille.

 

 

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Combine Painting
Composite

Qualifie ce qui est formé d’éléments variés et disparates.

En arts plastiques, nous parlons d’une œuvre composite selon deux sens :

  • le premier, lié à la matérialité de l’œuvre, lorsque celle-ci est un assemblage d’éléments ou de matériaux hétéroclites (Combine Painting)
  • le second, généralement en architecture, lorsque celle-ci est le mélange de plusieurs styles.

 

 

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Contraste
Contre-plongée

Voir à angle de vue


 

Corinthien
Couleur

La couleur est liée à la perception, aux propriétés physiques et à la dimension culturelle. Il y a un nombre infini de couleurs.

La couleur, lorsqu’elle est liée à la figuration, peut s’éloigner du strict rôle d’identification (« le ciel est bleu, les toits sont rouges... »). Il est intéressant d’évoquer les couleurs présentes en architecture ou sur certaines sculptures, avec notamment une réflexion sur la restauration lorsqu’il s’agit des couleurs souvent disparues des statues grecques antiques, ou des façades des cathédrales, entièrement peintes. Dans l’usage courant, certaines couleurs sont associées à des émotions ou des sentiments : le rouge pour la colère, le bleu pour la peur, etc. La couleur peut être choisie indépendamment de ces représentations, celles-ci variant selon les sociétés.

Voir le document sur le lexique des 9 notions en arts plastiques sur Eduscol

 

Couleur autonome

La couleur ne répond plus à des intentions réalistes (imitation des couleurs du réel : ciel bleu, herbe verte...) mais devient expressive par elle-même sans être déterminée par le sujet.

« La couleur existe en elle-même, possède une beauté propre.[...]. J’ai compris alors que l’on pouvait travailler avec des couleurs expressives qui ne sont pas obligatoirement des couleurs descriptives. » Henri Matisse (1869-1954), Écrits et propos sur l’art, Paris, Éditions Hermann, 1962, p.103.

L'autonomie de la couleur s'oppose au ton local qui reproduit l'exacte couleur réelle des éléments représentés.

Cubisme

Mouvement artistique né en 1907.

Paul Cézanne remet en question la perception en perspective issue de la Renaissance Italienne. Il déforme les volumes et les plans, quitte à créer de « fausses perspectives ». Dans ses natures mortes, on peut observer simultanément différents points de vue et des décalages de plans. Par exemple, la table est montrée vue du dessus, alors que les fruits sont représentés vus de face. Il n’hésite pas à s’éloigner de la « justesse » du dessin, et à déformer les choses, si cela peut servir sa composition et mettre en valeur tel ou tel contraste qui l’intéresse, ou s’il veut mettre en avant une forme particulière.
Il aboutit aussi dans ses compositions à une grande simplification des formes et des surfaces colorées, de plus en plus géométriques, qui s’éloignent de la représentation réaliste de la peinture classique.

Suivant la voie ainsi ouverte Georges Braque et Pablo Picasso, les premiers, ont la volonté de représenter l’objet tel qu’il est, dans sa globalité, dans son intégralité, et non tel qu’on le voit de manière directe, c’est-à-dire du seul point de vue de notre oeil.

Dessin

Le dessin est une pratique bidimensionnelle fondamentale en art. Elle se décompose en réalisations de techniques, de natures et de statuts différents.

Elle est toujours actuelle ! Le dessin contemporain a son salon https://www.drawingnowparis.com/

Dessiner est souvent perçu comme la volonté de représenter ce qui est observé de la manière la plus « juste » : un objet, un paysage, un portrait etc. Toutefois, dès que l’on dessine, on fait des choix. En arts plastiques, ces choix, liés à la représentation, sont appelés « écarts », que l’objet soit observé, mémorisé ou imaginé. Ces choix ne sont pas dus au hasard mais sont étroitement liés à l’intention de l’artiste et aux moyens dont il s’empare (outils, support etc.). Ces choix sont porteurs d’une valeur expressive.

Dessiner peut également signifier explorer des outils, des gestes, des supports sans volonté de représenter. Le dessin est alors le lieu de formes imprévues, d’inventions graphiques, d’élaboration de langages inventés, telle l’exploration graphique réalisée par Paul Klee en 1922 sur le carnet de Nina Kandinsky (Portail Eduthèque : Paul Klee, Page du carnet de Nina Kandinsky, 1922)

Enfin, le dessin a également une autre fonction fondamentale en arts plastiques : il permet d’élaborer un projet. Par exemple, cette fonction peut être convoquée dans le cas d’un projet tridimensionnel, en sculpture ou en architecture : on dessine ce qu’on projette de réaliser. Il convient alors de confronter l’intention à la réalisation, tenant compte notamment des effets induits par la matière, les matériaux, etc.

Dans les musées, les oeuvres dessinées sont conservées au Cabinet des Arts Graphiques.

Voir une méthode pour analyser un dessin (de presse)

Voir le document sur le lexique des pratiques en arts plastiques sur Eduscol 

Voir l'affiche sur ce domaine artistique (en téléchargement)

Détrempe

Procédé très ancien de peinture à l’eau, remontant à l’Égypte antique, consistant en un mélange de pigments colorés, d’eau et de colle appliqué sur un support sec, à la différence de la fresque.

La couleur était délayée dans de l’eau additionnée d’un agglutinant à base de gomme et de colle, exempt de graisses, de résines ou de chaux, à la différence de la peinture à l’huile ou à l’encaustique.

La peinture à la détrempe est souvent confondue avec la peinture a tempera. L'aquarelle et la gouache sont deux techniques de détrempe. Les oeuvres peintes à l'eau se détériorent rapidement.

Dominante

C’est la couleur qui domine par sa surface toutes les autres couleurs (la plus répandue).

Elle est souvent mise en valeur par un contraste de quantité, par une couleur tonique (vive, qui semble ponctuer le support) !

Dorique
Espace

L’espace est celui dans lequel l’œuvre s’inscrit matériellement. Il est donc essentiel de rencontrer des œuvres de visu afin de prendre conscience de leur existence matérielle au-delà des reproductions qui sont diffusées. En sculpture, on sera particulièrement attentif aux relations entre la matière et l’espace, dans lequel l’œuvre s’inscrit. De même, l’œuvre peut être conçue directement en relation au lieu dans lequel elle s’inscrit : en Land Art, certaines œuvres du Street Art, un retable, etc.

  • L’espace est celui de l’artiste qui crée l’œuvre. Celui-ci est acteur avec son corps, il agit, bouge, évolue lorsqu’il réalise l’œuvre. Jackson Pollock effectue quasiment une danse lorsqu’il crée, Richard Long arpente le paysage dans lequel il crée.
  • L’espace est celui du spectateur. « On ne regarde pas de la même manière une miniature, vue de près dans une sorte d’intimité, et une très grande peinture, qu’il faut prendre du recul pour bien voir ». Etienne Souriau, Vocabulaire d’esthétique, Éditions PUF, p. 685

Le spectateur peut être amené à tourner autour d’une sculpture, déambuler dans une installation etc.

  • L’espace est enfin celui de l’œuvre. Celui-ci peut être un espace représenté : « Un tableau peut représenter une tranche minime d’espace (dans un portrait, une nature morte) ou de grandes profondeurs, comme un paysage aux vastes horizons. » Etienne Souriau, Vocabulaire d’esthétique, Éditions PUF, p. 687
  • L’espace est également celui du tableau, comme le souligne le peintre Maurice Denis : « se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille (...) ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ».

 

Voir le document sur le lexique des 9 notions en arts plastiques sur Eduscol

Estampes

L'estampe désigne le résultat de l'impression d'une gravure.

Le mot « estampe » déjà utilisé en ancien français sous les formes « estampe, estanpe, stampe » vient de l'italien stampa (impression, tirage, presse, estampe). Nicolas Poussin, en 1647, utilise déjà le mot au sens actuel d'image imprimée au moyen d'une planche gravée.

 

Gris colorés

Il existe deux grandes gammes de gris, les gris colorés ou riches et les gris pauvres.

  • Les gris colorés sont des gris obtenus par le mélange des trois couleurs primaires, avec des dosages différents en fonction du ton voulu.
  • Les gris pauvres sont issus du mélange de noir et de blanc.

 

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Groupe

 

En sculpture, réunion de deux ou de plusieurs figures en ronde bosse sur un même support qui concourent à une même action ou sont unis dans une situation commune.


 

 

Installation

L’installation est un déploiement d’objets ou de sculptures dans un espace formant un tout.

Lorsque l’œuvre est spécialement conçue pour un lieu et entre en relation avec celui-ci, elle est nommée « in situ ».

Ionique
Mashup

Les genres du mashup

Entre hommage, réappropriation et outil critique, des « genres » du mashup apparaissent : bandes annonces détournées, films suédés, détournements, supercuts, clips musicaux, projets autour de Google,…

Festival du Mashup : http://www.mashupfilmfestival.fr/salon/mashup-tv/

Voir à Supercut

 

Nuancier

Voir à nuance


 

Peinture

Pratique bidimensionnelle, peindre est souvent considéré comme un remplissage. Peindre sans dessiner au préalable permet de faire évoluer cette représentation et de faire des choix en fonction d'intentions. Explorer la peinture en termes de formes, de passages d’une couleur à l’autre... permet de travailler avec la diversité des couleurs et d'apprendre à fabriquer ses propres couleurs. La peinture est également envisagée pour sa matérialité, son épaisseur. Elle peut se déposer en couches épaisses (empâtement) ou très liquides (glacis). Elle laisse voir les gestes et les traces des outils utilisés.

Le peintre Pierre Soulages « conçoit ses couteaux à peindre avec des morceaux de semelle de cuir, des raclettes de caoutchouc, de vieux pinceaux rigidifiés par la peinture, des tiges de bois, des planches brisées, toutes échardes dehors, d’autres encore entourées de chiffons... ». Cité dans le dossier du Centre Pompidou Paris

Voir le document sur le lexique des pratiques en arts plastiques sur Eduscol

 

Mots associés :

  • Techniques de peinture : peinture à l'huile, peinture acrylique, gouache, peinture vinylique, techniques mixtes
  • Touche du peintre (trace)
  • Glacis # Empâtements
  • Châssis (format)
  • Chevalet
  • Palette
  • Les supports : toile, bois, carton, tissu, roche...
  • Les outils : pinceau, couteau, brosse, doigt...
  • Atelier # Pleinairisme

 

Voir une méthode d'analyse d'une oeuvre picturale

Voir l'affiche sur ce domaine artistique (en téléchargement)

Photomontage
Phylactère
Pinacothèque

La racine de ce terme, qui veut dire « salle qui contient une collection de tableaux », vient du latin pinacotheca, dérivé du grec πινακοθήκη, pinacothêkê, formé des deux mots πίναξ, pínax (génitif πίνακος, pínakos ), tableau et de θήκη, thêké, boîte, dépôt.

Une pinacothèque est un musée exposant des œuvres picturales. Ce terme est généralement utilisé pour désigner des musées en Italie et en Allemagne.

 

Plongée

Voir à angle de vue


 

Plume

La plume servait à la fois à écrire et à dessiner. Le dessin à la plume et à l’encre, tantôt libre et fluide, tantôt nerveux et anguleux, permet de mettre en évidence les lignes tout en suggérant le modelé par des hachures.

On distingue trois sortes de plumes :

- les plumes de roseau, qui donnaient un trait large, net et dur, sans plein ni délié, en raison de la taille carrée

- les plumes d’oiseau (plumes d’oie le plus souvent, mais aussi de coq, de cygne ou de corbeau), beaucoup plus souples, taillées à la main, utilisées depuis le VIe siècle

- à partir du XIXe siècle, les plumes métalliques.

 

Polychrome

Poly = plusieurs + chrome = couleurs : oeuvre composée de plusieurs couleurs différentes.

S'oppose à monochrome et achrome

 

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Présentation

Voir aussi à représentation. Ces deux mots ne s'opposent pas, ils se complètent.

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Protocole

ou art protocolaire

Né avec l'art conceptuel, le protocole artistique est un ensemble de règles que donne(nt) un ou plusieurs artistes pour réaliser leur(s) œuvre(s). Synonymes : « mode d’emploi », « marche à suivre », « recette », « feuille de route »

 

Représentation

Voir aussi à présentation. Ces deux mots ne s'opposent pas, ils se complètent.

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Saturée (couleur)

Couleur pure, non mélangée, à son maximum d'intensité lumineuse.

Les couleurs rompues, rabattues et dégradées sont donc forcément désaturées.

Mots liés expliqués dans la vidéo ci-dessous : pointillisme ou néo-impressionisme.

Scène de genre

Une scène de genre, en peinture, est un type d’œuvre peinte ou dessinée qui figure des scènes de la vie quotidienne. Elle est parfois appelée peinture de genre.

Son classement dans la hiérarchie des genres est assez bas, mais au XVIIème siècle, Caravage en fera son thème de prédilection. C’est également un genre très apprécié dans les pays du nord de l'Europe (Van Eyck).

Tapisserie

La tapisserie est un tissu fabriqué sur un métier à tisser ou bien à la main, dont le tissage représente des motifs ornementaux. Cet art existe depuis l'Antiquité.

Le tissage se compose de deux ensembles de fils entrelacés, ceux parallèles à la longueur, les fils de chaîne, et ceux parallèles à la largeur, les fils de trame. Les fils de chaîne sont mis en place sous tension sur un métier, et le fil de trame est transmis par un mouvement mécanique de va-et-vient sur tout ou partie de l'ouvrage. La tapisserie est une réalisation textile décorative d'ameublement se classant dans les arts décoratifs.

Tempera (a)

Technique de peinture utilisant de l'eau mais aussi l'oeuf ou la caséine ou la colle de peau comme liant.

C’est la peinture à l’eau la plus ancienne, elle était utilisée par les égyptiens, les byzantins ainsi qu’à l’époque médiévale, puis elle a cédé sa place petit-à-petit au XVème siècle à la peinture à l’huile. Cette technique permet une grande qualité de conservation.

Souvent confondue avec la détrempe. Le mot Tempera vient du latin temperare qui signifie délayer, mélanger. Ce terme est souvent, par erreur, traduit en français par détrempe, d'où cette confusion.

 

Temporalité
  • Le temps du récit, de la représentation
  • Le temps du faire, du processus
  • Le temps visible : le mouvement suggéré ou réel (animation, cinéma)
  • Le temps représenté : les vanités
  • Le temps du spectateur (attention, observation, immersion, époques)
  • Le temps de conservation : les oeuvres éphémères
  • Les temporalités cycliques : antiquité, art classique, art néo-classique

 

Voir aussi à temps

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Temps
  • Le temps peut être lié à la narration. La narration est l’acte de langage par lequel on raconte quelque chose. Les éléments du langage des arts plastiques permettent ainsi de raconter de manière visuelle. La relation entre narration et temps est évidente dans un film, une vidéo ou une bande dessinée (accélération ou ralentissement dans la narration). La Tapisserie de Bayeux, 70 mètres de long, réalisée au XIe siècle retrace l’histoire mouvementée de la conquête du trône d’Angleterre par Guillaume le Conquérant.

  • Le temps représenté dans l’œuvre peut être suggéré par un mouvement, la vitesse, par une répétition d’un même personnage évoquant un déplacement (dans les œuvres du mouvement futuriste, par exemple). Le temps peut être arrêté tel un instantané photographique (Le Sacre de Napoléon, David 1806-1807). L’œuvre peut rendre compte de moments fugaces (Série des Meules, Monet, plus d’une vingtaine de toiles vers 1890).Dans le cas d’une image fixe, le spectateur (re)construit mentalement le récit, à partir d’une répétition de formes, la mise en scène de personnages, le hors champ, une action arrêtée, une profusion de détails, une succession d’événements, l’organisation dans l’espace de l’œuvre etc. Il est possible également de faire cohabiter plusieurs temps dans un même espace, comme cela est l’usage dans les représentations du Moyen Âge.

  • Le temps est également celui de la création de l’œuvre, pouvant être rendu lisible par l’artiste. Il est également celui qui s’écoule depuis la création de l’œuvre, qui peut occasionner des changements, parfois voulus comme dans certains bâtiments en architecture par exemple ou encore des altérations nécessitant une restauration.

  • Le temps est celui de la contemplation de l’œuvre par le spectateur.

Voir aussi à temporalité

Voir le document sur le lexique des 9 notions en arts plastiques sur Eduscol

 

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Ton

Désigne la modification d’une couleur dans sa valeur : clair, foncé, sombre, obscur, moyen, vif, opaque, transparent, mat, brillant ...

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Ton local

ou couleur locale

Désigne la couleur propre d'un objet, sans tenir compte des valeurs accidentelles de la lumière.

Le ton local se présente comme un élément fondamental de la structure de base de la peinture, comme on peut parfaitement le voir dans la peinture égyptienne, dans la peinture murale romaine ou dans les images d'Épinal. Il en va de même dans la peinture murale médiévale comme dans la peinture flamande de chevalet du xvème siècle.

 

Tonique

Couleur occupant une surface très réduite par rapport à une dominante. Elle peut être la complémentaire. Une couleur très saturée amplifiera ce rôle.

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Toscan
Vanité

Une vanité est une nature morte allégorique qui symbolise le caractère éphémère de la vie humaine. Les vanités sont très répandues à l'époque baroque (XVIIe siècle). Le terme de vanité est issu de l'Ancien Testament (livre l'Ecclésiaste). On y trouve la phrase traduite du latin  « vanitas vanitatum omnia vanitas  Vanité des vanités, tout est vanité »