Glossary

Cadavre exquis

En 1925, des surréalistes écrivent chacun à leur tour sur une feuille mais avant de passer la feuille à son voisin, chacun cache soigneusement la totalité ou une partie de ce qu’il vient d’écrire. La première phrase ainsi obtenue aurait été « Le cadavre exquis boira le vin nouveau ». Ce jeu littéraire, prit dès lors le nom de cadavre exquis, et sera adapté ou transposé à la pratique du dessin.

Le Dictionnaire abrégé du surréalisme donne du cadavre exquis la définition suivante : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu'aucune d'elles ne puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »

Le shiritori est sa variante japonaise.

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Cadrage

Cadrer c’est penser le champ et le hors-champ.

Employé dans le champ du cinéma et de la photographie, le cadrage peut être employé dans le champ de l'image en général. Il désigne les choix qui déterminent ce qui sera montré ou caché. Ces choix se manifestent dans le rapport qu’entretiennent les éléments de l’image et le format de celle-ci. Tout ce qui est visible appartient au champ ou est dans le champ ; alors que tout ce qui n’est pas dans l’image appartient au hors-champ ou est hors-champ

La composition, l'échelle des plans, le point de vue sont liés au choix du cadrage.

Voir aussi le cadrage oblique

Camera oscura

Voir à chambre noire

 

Cartel

Vient de l'italien "cartello" affiche

Etiquette placée, dans les lieux d'exposition, au-dessous ou à côté des œuvres pour permettre aux visiteurs d'identifier l’œuvre.

En général sont indiqués le prénom et le nom de l’artiste, la date et le lieu de sa naissance, la date et le lieu de sa mort, le titre de l’œuvre, la date à laquelle cette œuvre a été réalisée, la technique employée (huile sur toile, pastel ou crayon sur papier, aquarelle sur papier, etc.), les dimensions de l’œuvre (hauteur x largeur x profondeur) et la provenance (prêt, legs, dons, achat...). Sous les reproductions, dans les livres ou sur les cartes postales par exemple, il sera rajouté le lieu où est conservée cette œuvre : collection particulière, musée, ..., ville.

Caséine

Substance constituée de protéines provenant du lait, utilisée comme liant en peinture.


 

Cerne

Contour fortement marqué, visuellement mis en valeur, par un tracé noir. Cette mise en avant du contour constitue une affirmation de la planéité de la représentation.

Il s’oppose à l’héritage dominant de l’art occidental, classique, constitué essentiellement de la formulation du modelé.

Voir aussi à ligne claire, cerne en bande-dessinée.

Voir aussi cerne des vitraux (sertissage au plomb)

Chromatique

Relatif à la couleur

Voir à

 


 

Clair-obscur

Réalisation plastique dont le caractère principal est dû à un contraste entre le clair et le foncé.

Dans le cas le plus radical, il s’agit d’une composition construite essentiellement à partir d’une gamme, c’est-à-dire à partir des différents tons d’une même couleur. Ce terme désigne l’effet obtenu en combinant les tons clairs et les tons foncés, les effets d’ombre et de lumière, les zones claires et les zones foncées, de façon à les faire valoir les unes par les autres. Ce contraste, en figurant les ombres et les lumières, a souvent été utilisé par les peintres pour suggérer l’espace.

 

Cobra

Groupe d’artistes, peintres, poètes ou architectes, fondé en 1948 et actif jusqu’en 1951.

Ce nom est construit à partir des villes d’origines de ses fondateurs : COpenhague, BRuxelles, Amsterdam. Les artistes membres de ce mouvement défendent une créativité spontanée, simple, vivante, libérée de tous les systèmes ou de tous les formalismes admis. Ils travaillent de manière instinctive et naturelle ; Ils recherchent, selon leurs termes, des formes "sauvages". Lorsqu’ils utilisent la peinture, ils la travaillent en épaisseur au couteau ou par accumulation sur des supports très variés et privilégient les couleurs vives et saturées. L’esthétique du groupe, commune à chacun de ses membres, pourrait se résumer par cette phrase de Corneille : « pas de bon tableau sans gros plaisir ». Parmi les membres de Cobra, nous pouvons citer aussi Asger Jorn, Karel Appel et Corneille.

 

 

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Combine Painting
Composite

Qualifie ce qui est formé d’éléments variés et disparates.

En arts plastiques, nous parlons d’une œuvre composite selon deux sens :

  • le premier, lié à la matérialité de l’œuvre, lorsque celle-ci est un assemblage d’éléments ou de matériaux hétéroclites (Combine Painting)
  • le second, généralement en architecture, lorsque celle-ci est le mélange de plusieurs styles.

 

 

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Contraste
Contre-plongée

Voir à angle de vue


 

Corinthien
Couleur

La couleur est liée à la perception, aux propriétés physiques et à la dimension culturelle. Il y a un nombre infini de couleurs.

La couleur, lorsqu’elle est liée à la figuration, peut s’éloigner du strict rôle d’identification (« le ciel est bleu, les toits sont rouges... »). Il est intéressant d’évoquer les couleurs présentes en architecture ou sur certaines sculptures, avec notamment une réflexion sur la restauration lorsqu’il s’agit des couleurs souvent disparues des statues grecques antiques, ou des façades des cathédrales, entièrement peintes. Dans l’usage courant, certaines couleurs sont associées à des émotions ou des sentiments : le rouge pour la colère, le bleu pour la peur, etc. La couleur peut être choisie indépendamment de ces représentations, celles-ci variant selon les sociétés.

Voir le document sur le lexique des 9 notions en arts plastiques sur Eduscol

 

Couleur autonome

La couleur ne répond plus à des intentions réalistes (imitation des couleurs du réel : ciel bleu, herbe verte...) mais devient expressive par elle-même sans être déterminée par le sujet.

« La couleur existe en elle-même, possède une beauté propre.[...]. J’ai compris alors que l’on pouvait travailler avec des couleurs expressives qui ne sont pas obligatoirement des couleurs descriptives. » Henri Matisse (1869-1954), Écrits et propos sur l’art, Paris, Éditions Hermann, 1962, p.103.

L'autonomie de la couleur s'oppose au ton local qui reproduit l'exacte couleur réelle des éléments représentés.

Cubisme

Mouvement artistique né en 1907.

Paul Cézanne remet en question la perception en perspective issue de la Renaissance Italienne. Il déforme les volumes et les plans, quitte à créer de « fausses perspectives ». Dans ses natures mortes, on peut observer simultanément différents points de vue et des décalages de plans. Par exemple, la table est montrée vue du dessus, alors que les fruits sont représentés vus de face. Il n’hésite pas à s’éloigner de la « justesse » du dessin, et à déformer les choses, si cela peut servir sa composition et mettre en valeur tel ou tel contraste qui l’intéresse, ou s’il veut mettre en avant une forme particulière.
Il aboutit aussi dans ses compositions à une grande simplification des formes et des surfaces colorées, de plus en plus géométriques, qui s’éloignent de la représentation réaliste de la peinture classique.

Suivant la voie ainsi ouverte Georges Braque et Pablo Picasso, les premiers, ont la volonté de représenter l’objet tel qu’il est, dans sa globalité, dans son intégralité, et non tel qu’on le voit de manière directe, c’est-à-dire du seul point de vue de notre oeil.