On situe l’origine de cette technique vers l’Âge du Bronze ; on la retrouve plus tard en Egypte (sous l’Ancien Empire) où elle se développe à travers la fabrication de masques mortuaires en plâtre.

Au XIXème siècle, lorsque se constituent les grandes collections publiques ou privées de plâtre, la technique du moulage offre la possibilité de multiplier les reproductions d’œuvres célèbres. 

La technique du moulage consiste à fabriquer un moule qui prendra l’empreinte d’une œuvre modelée ou d’un modèle vivant et à couler dans ce moule une ou plusieurs épreuves en plâtre ou en cire.

Grâce au moulage, le sculpteur peut tirer une ou plusieurs répliques exactes à partir d’un modelage réalisé dans un matériau fragile comme l’argile. On distingue deux procédés fondamentaux pour réaliser le moulage d’une œuvre : le moulage à creux et le moulage à creux perdu.

Le moulage à bon creux 

Raisonner l’objet à mouler : Avant d’exécuter un moule à bon creux, le mouleur doit « raisonner » l’objet à mouler, c’est-à-dire déterminer le nombre de pièces nécessaires, leur emplacement et leur forme.

L’exécution des pièces : Les pièces du moule sont réalisées en plâtre l’une après l’autre. Le mouleur place des petits murets d’argile sur le modèle pour délimiter le joint de séparation entre deux pièces. Une première couche de plâtre est alors appliquée au pinceau dans cette zone, puis des couches de plâtre plus consistantes. Lorsque l’épaisseur souhaitée est atteinte, on laisse prendre le plâtre, puis on retire les petits murets d’argile : la première pièce du moule est prête.

Le mouleur réalise la seconde pièce contre la première. On agit ainsi de proche en proche, jusqu’à ce que le modèle soit complètement moulé.

L’ajustement des pièces entre elles : Lorsque le plâtre est sec, le mouleur prend soin de creuser dans la tranche de chaque pièce des « clefs » qui permettront à la pièce voisine de s’ajuster. Afin d’éviter que les pièces en plâtre n’adhèrent entre elles au moment de leur fabrication, le mouleur enduit la tranche de chaque pièce d’un mélange d’eau et d’argile (la barbotine) ou de savon noir.

 

Le moulage creux perdu

Contrairement au moule à bon creux, qui peut être réutilisé, le moule à creux perdu est détruit lors du démoulage.

La technique du moulage à creux perdu se pratique sur des modèles en matériaux mous (terre humide ou cire) qui sont aussi détruits lors de la fabrication du moule. L’œuvre court donc le risque d’être définitivement perdue si les opérations ne se déroulent pas correctement.

En revanche, le moule à creux perdu se compose seulement de deux pièces qui sont réalisées simultanément. Lorsqu’il est réalisé autour d’un modèle original, il permet le tirage d’un exemplaire unique appelé épreuve originale.

 

 


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