Action de détourner, de modifier son usage premier, sa fonction. Faire changer de direction, de sens. 

La locution détournement est expressément employée par deux membres de l'Internationale lettriste, Gil Joseph Wolman et Guy Debord, dans la revue belge Les Lèvres nues no 8 (mai 1956). Dans le no 1 de la revue Internationale situationniste (juin 1958), le détournement est défini ainsi : « S’emploie par abréviation de la formule : détournement d’éléments esthétiques préfabriqués. Intégration de productions actuelles ou passées des arts dans une construction supérieure du milieu. Dans ce sens il ne peut y avoir de peinture ou de musique situationniste, mais un usage situationniste de ces moyens. Dans un sens plus primitif, le détournement à l’intérieur des sphères culturelles anciennes est une méthode de propagande, qui témoigne de l’usure et de la perte d’importance de ces sphères. »

 


Retour au glossaire