Imprimer

L'assemblage est une technique sculpturale (en 3 dimensions) née au début du XXème siècle. Elle s'oppose à des techniques classiques comme la taille directe en marbre ou le modelage en argile, de matière homogène. C'est une technique consistant à fixer différents éléments entre eux (objets manufacturés, fragments d'objets) avec de la colle, des agrafes, de la soudure, de la ficelle, des clous, des vis, des emboitements, des tenons mortaises.

Oeuvres en référence

Pablo Picasso

     
Guitare, 1914, Tôle, fer et fils métalliques, 77.5 x 35 x 19.3 cm, MOMA New York, https://www.moma.org/collection/works/80934

La Tête de Taureau, 1942, selle en cuir et guidon en métal, 33,5 x 43,5 x 19 cm, Musée National Picasso, Paris

http://www.museepicassoparis.fr

La Chèvre, 1950, Plâtre original : panier d'osier, pots en céramique, feuille de palmier, métal, bois et carton, 120,5 x 72 x 144 cm, Musée National Picasso, Paris

http://www.museepicassoparis.fr

Petit Léonard, n°196 : Zoom sur l'image

La Guenon et son petit, 1951, 53 cm x 33 cm x 53 cm, Plâtre original avec céramique, deux petites autos et métal. Assemblage coulé en bronze, Musée National Picasso, Paris

http://www.museepicassoparis.fr

 

Raoul Hausmann

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cGzAKG/rBAMyB5

Mechanischer Kopf (Der Geist unserer Zeit (L'esprit de notre temps), Tête mécanique, 1919, Marotte de coiffeur en bois et divers objets fixés dessus : gobelet télescopique, un étui en cuir, tuyau de pipe, carton blanc portant le chiffre 22, un morceau de mètre de couturière, un double décimètre, rouage de montre, un rouleau de caractère d'imprimerie, 32,5 x 21 x 20 cm, Centre Pompidou Paris

Kurt Schwitters

Merzbau 1933, reconstruction de Peter Bissegger en 1981–83, 393 x 580 x 460 cm, Sprengel Museum de Hanovre. Assemblage monumental, devenu environnement prendra forme dans sa maison : le Merzbau

À partir du début des années vingt, Schwitters commence à aménager dans sa propre maison de Hanovre un environnement dadaïste. Cette construction envahit peu à peu toute la maison de l’artiste. En partant du premier étage où est situé l’atelier, Schwitters annexe le deuxième en perçant le plafond et conduit des prolongements du Merzbau vers le sous-sol. À l’instar de ses assemblages, le Merzbau est composé d’éléments géométriques, et en même temps d’objets trouvés (morceaux de poupées, miroir brisé, souris vivante...). Schwitters appelle cette construction " Cathédrale de la misère érotique " : tout un programme pour l’approche des sources de sa création artistique. Dans cet environnement ont lieu les soirées dadaïstes que Schwitters organise régulièrement et où il récite ses poésies. Il demande parfois à ses amis dadaïstes (Hausmann) d’y contribuer. Le Merzbau devient ainsi une oeuvre collective. Cette oeuvre en devenir que l’artiste fait évoluer en permanence est détruite au cours des bombardements de 1945. Réfugié en Norvège à la fin des années trente, Schwitters essaie de réaliser une deuxième construction Merz dans la grange de la maison qu’il habite dans les environs d’Oslo, mais cette construction, elle non plus, n’a pas survécu. À la fin de sa vie, l’artiste réalise une troisième construction Merz en Angleterre, dont les restes sont conservés aujourd’hui au musée de l’université de Newcastle upon Tyne. Schwitters attribue une importance tout à fait particulière à l’idée du Merzbau, oeuvre qui devait constituer la démonstration définitive et totale de l’art moderne. Dans la perspective de son exposition " Der Hang zum Gesamtkunstwerk ", Harald Szeemann entreprend en 1980 la reconstruction du Merzbau de Hanovre. L’oeuvre réalisée par Peter Bissegger d’après les directives de Szeemann est aujourd’hui conservée au Sprengel Museum de Hanovre.

Vladimir Tatline

Contre-relief angulaire, 1914, Tôle, cuivre, bois, câbles et éléments de fixation, 71 x 118 cm, Musée russe, Saint-Pétersbourg

Robert Rauschenberg

Odalisque, Freestanding combine (combinaison autonome), 1955-1958, Huile, aquarelle, crayon, pastel, papier, tissu, photographies, reproductions imprimées, journal, métal, verre, oreiller, poteau en bois et lampes sur structure en bois avec coq empaillé, 210,8 x 64,1 x 63,8 cm, Centre Pompidou Paris

Voir La Grande Odalisque sur le site du musée du Louvre

Appelés Combines, les assemblages de Rauschenberg sont des œuvres hybrides, qui associent à la pratique de la peinture celle du collage et de l’assemblage d’éléments les plus divers prélevés au réel quotidien. Ni peinture ni sculpture mais les deux à la fois, les monumentales Combines de Rauschenberg envahissent l’espace du spectateur et l’interpellent comme des véritables rébus visuels.

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-Rauschenberg/ENS-rauschenberg.htm

Jean Tinguely

Tricycle, vers 1960, Fer, métaux de récupération, 48 x 85 x 46 cm, Centre Pompidou Paris https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cqppjKe/rzao5r

Thomas Grünfeld

Misfit (fox-terrier, renard, biche), 1996, Assemblage d'animaux taxidermisés, 55 x 40 x 40 cm, FRAC Lorraine


Retour au glossaire