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Visionner le film sur Educ'Arte (MonBureauNumerique > Ressources > Médiacentre : La Turbulence de Rodin https://educ.arte.tv/search/rodin)

Prendre des notes pendant la projection : à rendre en fin d'heure.

 

Source : http://rodin100.org/fr/tops-flops

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Rodin parisien
Je suis né à Paris rue de l’Arbalète dans le 5e arrondissement en 1840. Nous étions 5 enfants. À 22 ans, il ne reste que moi, la perte de ma soeur aînée Maria m’affecte profondément. Mes parents sont des gens simples, mon père m’a transmis ses valeurs et soutenu dans mes choix, il m’a dit « Si tu veux être artiste, alors sois le meilleur. » Je lui dois ma première oeuvre.
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Rodin écolier
Je suis un élève médiocre, myope. Je ne maîtrise ni l’orthographe, ni la syntaxe. Je rechigne à prendre la parole, je suis un taiseux. Mes moyens naturels sont la terre et le crayon.
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Un mal pour un bien
J’échoue trois fois au concours d’entrée de l’école des Beaux-Arts, me privant du prestigieux prix de Rome, le sésame des artistes. Je n’ai alors pas un sou et tout à accomplir. Un mal pour un bien, ces années de travail en tant qu’artisan me formeront pour le reste de ma vie.
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Formation en Belgique
Je travaille dur dans l’atelier de Carrier-Belleuse où je suis ouvrier. En 1870, je le suis jusqu’en Belgique, où je réside sept ans. Ma vie est simple et modeste, je peins dans la forêt de Soignes. Rose, ma compagne m’a rejoint, ce sont les plus belles années de ma vie !
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Le premier scandale
Ma réputation est salie, on m’accuse d’avoir moulé directement sur un modèle, et même d’avoir utilisé un cadavre ! Heureusement j’ai des amis, de vrais soutiens. Trois longues années de polémique. Je dois me défendre. Pourtant, ce scandale m’ouvre les portes du succès.
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Auguste Beuret, mon fils
J’ai eu un enfant né en 1866, Auguste, avec Rose. Je m’en suis peu occupé, la paternité s’accommode mal avec les exigences de l’artiste. Pourtant, à ma demande, il reviendra vivre à mes côtés les dernières années de ma vie. Je l’ai mis à l’abri du besoin.
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Rodin lecteur
Une grande nouveauté : la bibliothèque du 3e arrondissement autorise les prêts d’ouvrage à domicile. Je prends ma carte de prêt, je suis le 414e inscrit ! Je découvre Homère, Lamartine, Rousseau, plus tard je découvrirai Dante, Mallarmé, Baudelaire. J’illustrerai même « Les Fleurs du Mal. »
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Rodin à table
À table, j’ai des goûts simples : l’omelette, le ragoût, la tarte aux pommes. Un bon vin rouge accompagne mes repas. Monet et moi avons le même fournisseur de vin ! Boire, manger, dormir et aimer me semble la plus grande sagesse.
 
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Octave Mirbeau
 Ce cher Mirbeau est le plus fidèle de mes défenseurs. Cet homme de lettres est un inconditionnel de l’anticonformisme, il a compris le premier le bouleversement que j’apporte à la sculpture
 
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Monet, mon bien cher ami
 

Amis de toujours, nous avons failli nous brouiller lors de notre exposition à la galerie Georges Petit en 1889, mais notre amitié surmontera toutes les épreuves. Claude Monet m’a aidé à comprendre la lumière, les nuées, la mer, les cathédrales.

Image : © Fondation Claude Monet, Giverny

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Carrière, mon frère d’armes

Nous partageons la même sensibilité esthétique. Ses obsessions en peinture sont les miennes en sculpture : jeux d’ombre et de lumière, figures évanescentes et fantomatiques.

 
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Jean Limet
 

Mon chef d’atelier, mon homme de confiance. Il me comprend d’un seul regard. Il n’a pas son pareil pour patiner les bronzes, il faut le voir chauffer la couleur jusqu’à ce qu’il obtienne le résultat désiré. Curieux de tout, il explore même la photo.

 
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Rainer Maria Rilke
C’est grâce à lui que je découvre l’hôtel Biron en 1908. Il a été aussi mon secrétaire, une relation singulière et parfois difficile. Il a écrit des phrases remarquables sur mon art mais je n’ai pas su estimer à sa juste valeur l’immense poète quand il était à mes côtés.
 
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Bourdelle
Collaborateur dévoué, il gravit tous les échelons de mon atelier jusqu’à tailler des marbres. Je serai témoin à son mariage, mais son divorce en 1910 nous éloignera. Il a un feu que je n’ai pas, il est sculpteur et poète à la fois.
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Victor Hugo
Je lui voue une admiration sans borne, ses livres sont dans ma bibliothèque. A l’occasion d’un repas en sa compagnie, je le dessine furtivement sous tous les angles, car il ne voulait pas poser pour son buste ! Mais à partir de ce buste, je réaliserai son monument.
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Rose Beuret

Quel grand cadeau Dieu m’a fait en la mettant près de moi ! Ma bonne Rose, compagne de la première heure, elle a souffert de mes infidélités, mais je lui suis resté fidèle. Elle m’a accompagné toute ma vie. Je finirai par l’épouser en janvier 1917, trois semaines avant sa mort.

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Les modèles
J’ai l’habitude de laisser mes modèles errer sans vêtements dans mon atelier. À les voir ainsi vivre nus autour de moi je me suis familiarisé avec tous leurs mouvements. Je me souviens en particulier de deux soeurs italiennes, Adèle et Anna, l’une brune, l’autre blonde et toutes deux la perfection de natures opposées.
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Camille Claudel
À 17 ans, elle entre dans mon atelier comme élève, collaboratrice, muse et devient bientôt ma maîtresse. Je suis séduit par son tempérament fougueux et son talent exceptionnel. Je la sollicite à tout instant, je dois la consulter en tout point. Elle est ma féroce amie !
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Château de l’Islette
Camille m’écrit de l’Islette, elle veut que je lui achète un maillot de bain pour se baigner dans la rivière. J’ai hâte de l’y retrouver, nous y sommes si heureux. C’est notre lieu gardé secret.
20/40 Je suis un ouvrier. Ces rudes mains que voici gâchent le plâtre. J’ai gardé de l’époque où j’étais apprenti des habitudes de maçon. Je suis comme les artistes de la Renaissance : c’étaient des artisans et non de beaux messieurs.
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Monument des Bourgeois de Calais
La ville de Calais me commande un bourgeois, j’en propose six. De cet épisode historique, je ne retiens que l’expression de la souffrance de chacun des personnages. Je veux qu’on rentre de plein-pied dans l’histoire, dans leur histoire.
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Je n’ai pas de règles de travail
Mon seul guide est la nature. Je ne fais jamais que ce qui m’intéresse et au moment qui me convient. L’Art est une jouissance : un effort mais pas une contrainte.
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Le Penseur
« Son corps tout entier s’est fait crâne et le sang de ses veines, le cerveau. » R.M.Rilke Dans le quartier de mon enfance et devant le Panthéon, mon Penseur va trouver sa place grâce à la souscription lancée par le peuple de Paris. Traité de « gorille », de « brute énorme », Le Penseur devient finalement l’incarnation de la pensée humaine.
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Le Baiser
Alors que beaucoup de mes oeuvres ne sont pas comprises, ce Baiser vous a immédiatement séduit. Pourtant mon art entend tout exprimer, du bouleversement amoureux aux tourments les plus douloureux.
 

 
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La recherche du Balzac
J’ai trouvé mon Balzac ! Il s’appelle Estager et conduit une charrette pour un tonnelier d’Azay. Cela fait des mois que je sillonne la région de Tours à la recherche d’un sosie de l’auteur de La Comédie Humaine.
   
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Balzac
Mon Balzac, mon enfant chéri, celui auquel le public a fait le plus mauvais accueil ! On l’appelle « menhir millénaire », « pingouin », « sac à charbon » ! Mes amis ne s’y trompent pas : « jamais vous n’étiez allé plus loin » m’écrit Monet, « c’est absolument beau et grand, c’est superbe ».
   
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La vie à Meudon
Je cherche à fuir Paris. À Meudon, je trouve le calme et la sérénité. J’y vis avec Rose, entouré de mes animaux, la vache Coquette, les chevaux Rataplan, Moka, Quinola, mes chiens Lulu et Dora sans oublier les cygnes et la vieille guenon.
 
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Une journée à Meudon
Je me lève à 6 h, monsieur Costa mon coiffeur vient pendant que je dessine. À 8 h j’ouvre mon courrier et dicte mes lettres, je consacre le reste de ma matinée aux visiteurs. Je déjeune à midi et je pars rejoindre mon atelier à Paris où m’attendent mes modèles et les personnalités dont je fais le portrait.
 
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Rodin collectionneur
 

Dans le jardin de Meudon, un Bouddha de Borobudur est venu rejoindre ma collection d’antiques. Un nouveau pavillon abrite désormais mes dieux mutilés. J’en ai près de six mille de la Grèce, de Rome, de l’Égypte mais aussi du Moyen Âge.

 
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Rodin et la musique
À Meudon, j’aime écouter Wanda Landowska jouer du clavecin. Parfois, je fais venir un petit groupe de musiciens qui me jouent des airs de Bach, de Gluck, de Mozart ou encore de Beethoven. Ils s’installent dans ma chambre alors que je suis encore couché et je laisse mon âme être emportée par ces mélodies.
   
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Meudon, lieu des rencontres
J’aime recevoir à Meudon. Le roi d’Angleterre Edouard vii est venu me rendre visite, ainsi que Mme Roosevelt. Mais je préfère les visites de mes amis artistes, Antoine Bourdelle, Jules Desbois, Eugène Carrière et même Isadora Duncan.
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Rodin et la danse
Je les ai tous vu danser, Isadora Duncan, Nijinski, Loïe Fuller… Ma dernière passion ce sont les danseuses du ballet cambodgien. Quelle extase ! Elles sont la beauté du monde. Je les aurais suivies jusqu’au Caire.
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Le Pavillon de l’Alma
À l’Exposition Universelle de 1900, j’ai fait bâtir un pavillon place de l’Alma à Paris. J’y expose mes oeuvres comme je l’entends. A l’issue de l’exposition, le pavillon sera transporté à Meudon dans le jardin. Il deviendra même mon atelier.
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Rodin dessinateur
J’ai été dessinateur avant d’être sculpteur. Mes sculptures sont des dessins sous toutes les dimensions. J’en expose trois cents à la galerie Bernheim-Jeune, j’ai une grande faiblesse pour ces petites feuilles de papier !
 
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Le portrait du Pape Benoit XV
À Rome, j’ai fait le portrait du Pape qui ne m’a accordé que trois séances de pose. Difficile de prendre au vol les impressions de cette physionomie. Il n’a pas supporté ma façon de travailler. Je suis reparti avec un lot de photographies et j’ai travaillé d’arrache-pied pour sauver le portrait. Mais le Pape est déçu du résultat.
 
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Rodin incompris

Je crois que l’homme, à mon âge, double un cap bien difficile et est submergé par le découragement. Ma carrière est jalonnée d’épreuves et de scandales. Je suis à bout, je suis fatigué autant par les calomnies que les louanges exagérées. La dernière lutte pour la création de mon musée m’épuise.

 
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L’hôtel Biron
 

J’ai découvert l’hôtel Biron grâce à Rainer Maria Rilke. C’est Jean Aubert qui l’a construit en 1730, un bijou de l’architecture rocaille. Il porte encore aujourd’hui le nom du maréchal de Biron qui le possédait avant la révolution, il en avait fait l’un des plus beaux jardins de la capitale. Je m’y installe en 1908 et projette très vite d’y faire mon musée.

 
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Mes dernières minutes
Je meurs le 17 novembre 1917 en pleine Première Guerre Mondiale. Je serai enterré à Meudon avec Rose. Je m’étends dans la nature et ne regrette rien.
 
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La donation en 1916
 

Je donne à l’État toute mon oeuvre en plâtre, marbre, bronze, pierre, et mes dessins ainsi que la collection d’antiques que j’ai été heureux de réunir pour l’apprentissage et l’éducation des artistes et des travailleurs. Et je demande à l’État de garder toutes ces collections en l’hôtel Biron qui sera le musée Rodin. L’Assemblée nationale vote l’établissement de mon musée à l’hôtel Biron le 15 décembre 1916.

   
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La création du musée
 
À cause de la guerre, trois années ont passé entre la donation et l’ouverture de mon musée. C’était le 4 août 1919, voilà bientôt un siècle. Vous êtes plus de 600 000 visiteurs venus du monde entier chaque année.

 

Télécharger, compléter et rendre (par mail) la fiche biographie sur Auguste Rodin : 
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